Par Morgan Couturier

La chance sourit aux audacieux parait-il. Avec ses bijoux, Rita&Zia offre un condensé de cette philosophie, reprise voilà dix ans du côté de la Suisse, par sa créatrice Sandrine Barabinot.

Passionnée par la mode, l’Helvète baigne depuis ses débuts dans le milieu du prêt-à-porter, où ses premiers pas l’emportent dans les couloirs de grandes maisons, que sont Chantal Thomas ou Thierry Mugler. Ses aptitudes ne laissent pas insensibles. Si les clients craquent, Sandrine Barabinot finit par rejoindre leur rang. La créatrice dessert sa fièvre acheteuse pour les dessins de la marque Prada. Mais la fondatrice de Rita&Zia se lasse. Ses envies non satisfaites, elle délaisse cette activité. Retour par la case départ. Tomber pour mieux se relever. Sandrine Barabinot profite d’un voyage pour se ressourcer, et relancer son esprit créatif. À son retour, en 2006, son projet de bijoux-accessoires haut de gamme est déjà bien ancré. Avancé aussi. Son audace paye. Au propre comme au figuré, les clientes genevoises succombant à ses « bijoux du bonheur », symbolisés par des charm’s de protection et d’amour, à la fois universels et multiculturels. La success story est en marche. Rita&Zia (de Sainte Rita, avocate des causes perdues et Zia, traduction transalpine de tante, clin d’œil affectif pour ses origines italiennes) s’inscrit d’entrée, en bonne place sur le marché de la bijouterie. Munie de son trèfle à quatre feuilles, son premier symbole porte-bonheur, cette femme de caractère se distingue. Les commandes se bousculent au portillon. Une aubaine qu’elle savoure depuis son atelier genevois, où sont montés ses bijoux, avant d’être éparpillés dans les vitrines de ses six magasins.

Sa boutique lyonnaise, nichée au cœur de la Presqu’île

Pas question pour autant de sombrer dans la confection de masse, les matériaux nobles utilisés par Rita&Zia (perles de bois d’ébène, de santal mais aussi quartz et agate) sont mis en valeur par un travail d’orfèvre, fruit d’une attention somme toute particulière. Bien que tentant, l’inspiration quotidienne de la créatrice ne laisse d’ailleurs guère imaginer les contours d’une fabrication industrielle. Chez Rita&Zia, la chance s’illustre sous plusieurs angles. Et différents modèles. Sandrine Barabinot n’est jamais à court d’idée, en témoigne la sortie annuelle de deux nouvelles collections, dont la dernière, Forever Loulou, en hommage à l’icône de la mode Loulou de la Falaise, pionnière du style « Gypset », prôné par la marque suisse. « Des bagues et des boucles d’oreilles qui mélangent la finesse du métal au volume de la pierre et la brillance de la laque », vante l’enseigne helvétique, dont les dernières créations devraient orner quelques sapins. Destinés principalement aux femmes de 7 à 77 ans, bien qu’une ligne pour hommes ait été lancée, ces bijoux du bonheur ont, en effet, de grande chance de s’immiscer dans la hotte du Père Noël. La sérénité, le scarabée, ou le trèfle, autant de symboles prêts à s’associer aux tendances actuelles, les clients pouvant personnaliser et commander sur mesure leur parure fétiche. À ce jeu, la ligne Black Line pourrait combler les plus… chanceux, Zita&Zia ayant créé en 2012, une collection de petite joaillerie. Une version plus luxe de ces symboles porte-bonheur, « dans une version or et diamants, déclinée dans les matières les plus raffinées de la joaillerie », avance l’enseigne. Qu’importe que certains préfèrent se couvrir d’or dans la cité de Calvin, la marque promet bonheur et raffinement. Alors un peu d’audace, osez Rita&Zia !