« Francisque Collomb est mort. J'ai appris son décès avec une tristesse et une émotion profondes. Avec sa disparition, Lyon perd un de ses plus fidèles serviteurs dont la personnalité discrète et généreuse suscitait l'affection des Lyonnais.

 

Elu Sénateur du Rhône en 1968, puis Maire de Lyon en 1976 après le décès de Louis Pradel, il fut réélu en 1977, puis en 1983. On l'oublie quelquefois aujourd'hui, mais Francisque Collomb a largement amplifié le développement de la ville impulsé par son prédécesseur. La gare de la Part-Dieu, l'achèvement des lignes A et B du métro en 1978, l'extension du métro Croix-Rousse jusqu'à Cuire en 1984 figurent parmi les infrastructures de référence de la Cité. Sur le plan culturel, nous lui devons notamment la création de l'Institut Lumière en 1982. Lors de son second mandat, Francisque Collomb a créé Eurexpo, inauguré en mars 1985 et son influence a facilité l'implantation à Lyon du siège d'Interpol, du Conservatoire National de Musique ou encore de l'Ecole Normale Supérieure Sciences. On lui doit aussi la magnifique colorisation des façades des quais de Saône qui ont redonné à Lyon son paysage d'inspiration italienne. Les valeurs de Francisque Collomb étaient celles de l'ouverture, de la tolérance, de l'humanisme. En cela il incarnait les valeurs qui fondent l'identité de notre Cité. Pour moi qui siégeais comme jeune Conseiller municipal, j'avais pour lui une sympathie profonde. Je me souviens notamment d'un voyage en Chine, dans le cadre du jumelage entre Lyon et Canton auquel Francisque Collomb avait tenu à m'associer. J'ai découvert alors une personnalité attentive aux autres, chaleureuse, d'une grande simplicité dans la vie quotidienne. Francisque Collomb aimait sa ville et les Lyonnais. Son action aura marqué l'histoire de Lyon. J'adresse en mon nom, comme au nom de tous les Lyonnais, mes plus profondes condoléances à sa famille. »