Les petits arrangements entre Michel Mercier et Gérard Collomb ont fait les gorges chaudes des élus lyonnais.

 

Lyon, future métropole d’intérêt européen qui intégrera, via la communauté urbaine, les compétences du Conseil général, la nouvelle a surpris jusque dans les rangs du conseil municipal. «  Gérard Collomb vient d’annoncer sans concertation aucune sa volonté de créer une métropole d’intérêt européen rejoignant la vision que nous avions du positionnement de notre agglomération sur la scène nationale et européenne », applaudit très ironiquement Michel Havard. Un « revirement » jugé « tardif » par le leader du groupe d’opposition municipale Ensemble pour le Grand Lyon , qui réclame des réponses sur le probable doublon avec le pôle métropolitain, sur l’intégration des compétences de la Région, et sur le futur des communes et des arrondissement au regard de cette refonte territoriale.

 

Christophe Geourjon, président de l’UDI, ne dit pas autre chose quand il explique que la «  fusion du Conseil Général et du Grand Lyon doit permettre une simplification et donc une plus grande efficacité. » Il va même plus loin, assurant que « la mise en place de la Métropole imposera une suppression concomitante de l’échelon Ville de Lyon. » « Ouvrons ce débat en toute transparence et non dans le secret des alcôves ministérielles, exhorte-t-il .  Nous n’avons plus ni le droit ni les moyens de faire l’autruche et de refuser de voire que le monde bouge par intérêt personnel ou calcul politique. »

 

Emmanuel Hamelin se réjouit « sur le principe » de « la meilleure répartition des compétences.   » « Je regrette encore une fois le manque d’ambitions et la vision à courte vue de ce projet de Métropole, embraye l’ex-député de la Croix-Rousse . J’aurais préféré une réflexion plus large sur un transfert des compétences du Département du Rhône réparties entre la Région et les Communautés de communes. Supprimer le Conseil Général, qui aujourd’hui n’a plus de pertinence, et définir précisément les compétences des collectivités locales. » Un seul fautif pour Hamelin : Gérard Collomb. « Il devrait se souvenir, que le principe de décider sans informer ni débattre est le fondement des régimes totalitaires, et que les lyonnais vont finir par s’en apercevoir. »