Le maire de Lyon compte bien refaire le coup du Grand Lyon 2001 en arrachant à Michel  Mercier son fauteuil de président du Conseil général. Il lui manque deux sièges pour l’emporter. Dans sa ligne de mire, les deux radicaux valoisiens mis sous pression depuis dimanche pour les faire basculer à gauche. Un comportement qui hérisse son opposant Emmanuel Hamelin. Voici le texte de son communiqué.

 

« A l’issue des résultats des élections cantonales dans le Rhône, Gérard Collomb, qui perd 2 sièges au profit des écologistes, alors qu’il comptait bien prendre à la droite le Conseil Général, est manifestement en colère. Outre le fait de devoir maintenant gérer une majorité de plus en plus incohérente, ses anciens alliés verts, qui ne cessent de critiquer nombre de ses projets comme le grand stade de Décines, prennent de plus en plus de place dans le paysage de la Gauche lyonnaise.

 

Les Verts, ce n’est plus un cailloux dans la chaussure de Collomb, mais un véritable rocher… Pour essayer de prendre ce que les urnes ne lui ont pas donné, Gérard Collomb annonce sans scrupules, vouloir récupérer la Présidence du Conseil Général sur le tapis vert des négociations souterraines et opaques, où il espère acheter les voix de quelques élus.

 

Je dénonce ce déni de démocratie, qui se moque du vote des électeurs au profit des magouilles les plus sordides. Gérard Collomb pense à tort que les élus sont si peu intègres qu’ils peuvent être achetés par des postes ou des avantages. Ces basses manœuvres ne grandissent pas l’image de l’action politique, et se retournent généralement contre ceux qui en sont à l’origine.

 

Monsieur le Maire de Lyon, que le résultat des dernières élections ne vous fasse pas plaisir, je le comprends. Que vous vouliez par des magouilles dénaturer le choix des électeurs n’est pas admissible. C’est ce type de comportement qui alimente les votes extrêmes, c’est une bien mauvaise image que vous avez donné aux Lyonnais par vos dernières déclarations. »