La posture du sénateur-maire de Lyon en défenseur de la Cité de la gastronomie, après avoir flingué le projet, provoque l’ire de son opposition municipale et communautaire.

 

Le plan de financement trouvé, Gérard Collomb se pose désormais en chef de file des pros-Cité de la gastronomie à Lyon. Un comportement neuf pour le sénateur-maire de Lyon, qui assurait lors de la séance de septembre du conseil municipal que les investisseurs préféraient mettre leurs billes dans d’autres évènements lyonnais comme le SIRHA.  

 

« Ce curieux revirement montre à quel point le Maire de Lyon avait mal anticipé la réaction des lyonnais (…) Grâce au travail des Toques blanches, des élus d’opposition, et le soutien de nombreux médias, les lyonnais ont pris conscience de l’enjeu de ce dossier et se sont mobilisés (…) Ce qui aurait du nous rassembler dès le début, nous rassemble maintenant face à la pression locale et je m’en réjouis  », explique l’opposant municipal UMP Emmanuel Hamelin par voie de communiqué lundi 8 octobre 2012.

 

Un peu plus tôt dans la matinée, Marc Augoyard, élu centriste au Grand Lyon, a allumé la première mèche. « En réponse à une question que je lui posais au Grand Lyon à propos de la cité de la gastronomie, Gérard Collomb a clairement dit qu’il n’en voulait pas, surtout s’il devait s’engager (…) Ensuite, il interdisait à ses élus de venir soutenir publiquement l’élan citoyen porté par les Toques blanches pour défendre le projet. Aujourd’hui, le voilà qui tourne sa veste » , peste l’élu communautaire . « Plus c’est gros, plus ça passe », termine-t-il.