La tribune libre de Justin Calixte

Ayant eu, moi aussi, à subir une campagne de diffamation fomentée par quelques journaleux soutenus par quelques élus socialistes jaloux de me voir piétiner leurs platebandes, comment ne pas me sentir solidaire de Fillon ou Macron, cibles de leurs adversaires politiques et de la presse qui rêve de Hamon et de Mélenchon.

Pour l’un (Fillon) on ne peut pas vraiment parler de calomnie puisque tout est vrai. Même si la présentation des faits se veut accablante et répétitive. On verra bientôt les dégâts occasionnés par ce harcèlement justifié ou pas.

Pour Macron, les choses sont différentes. Il se défend en effet d’être homosexuel et quand bien même il le serait, y aurait-il là quelque chose d’infamant ? J’allais écrire « au contraire », tant ce qui fut jadis caché est aujourd’hui revendiqué. Il fut un temps où l’on mettait Oscar Wilde en prison ou au ban de la société ceux que l’on appelait des déviants sexuels. Aujourd’hui, ils sont tellement fiers de leur sexualité que les plus exhibitionnistes d’entre eux se pavanent sur des chars ridicules dans d’excentriques gay-pride. Les temps ont changé. Après Lacan, Roland Barthes, Foucault et autres Genet gourous d’une génération déboussolée, les Ruquier, Fogiel, Yann Barthès, Morandini nouveaux maîtres à penser de notre époque épique ont donné leurs « lettres de noblesse » aux proscrits de jadis, en en faisant même parfois des modèles.

Cela n’empêche pas l’extrême droite d’abord et, dans la foulée, quelques caciques RPR déguisés en Républicains – soutiens d’un Fillon qui n’avait pas craint de dénoncer les errements supposés de son ami Sarko – de se bousculer sur les réseaux dits sociaux pour élucubrer sur la vie privée d’un Macron devenu de plus en plus gênant. Sans que cela semble perturber notre sémillant premier de la classe, il est vrai cornaqué par Gérard Collomb qui lui aussi fut victime des mêmes rumeurs. Avant comme après son intronisation à la mairie de Lyon. Aujourd’hui encore, on jase à son sujet dans certains dîners du côté d’Ainay ou d’Ecully. Car la calomnie, même lorsqu’elle est totalement absurde et contredite par les faits, a la vie dure. La preuve : certains croient encore que Sheila est un homme, que le général De Gaulle était un dictateur et qu’il ne s’est rien passé le 11 septembre 2001 à New York.