La tribune libre de Justin Calixte

On a longtemps dit que Fillon n’avait rien dans le pantalon. Ce qui lui avait valu le sobriquet « courage fuyons » inventé par Nicolas Sarkozy avant d’être repris depuis quelques jours par des humoristes sans doute en mal d’imagination.

On sait désormais que celui qui se présenta longtemps comme anti bling-bling, peu sensible à l’argent, ne craignait pas les signes extérieurs de richesse. Comme dit l’autre « l’habit ne fait pas le moine ». Son goût désormais connu pour les costumes à plus de 5 000€ vient d’en choquer plus d’un, sauf bien sûr, ses électeurs de droite qui, depuis qu’il s’est fait cravater par la patrouille à propos des emplois de complaisance de Pénélope, lui trouvent toujours des circonstances atténuantes. Les autres, c’est-à-dire la grande majorité (80% des Français) souhaitent qu’il prenne une veste à la prochaine élection présidentielle et se retrouve en chemise.
En attendant, la presse l’a habillé pour quelques hivers en lui taillant des costards à n’en plus finir. Pourtant Fillon, tout de candeur et de probité vêtu, imperméable aux critiques, de plus en plus complexe (veston !) ne trouve rien d’anormal à se faire entretenir par un ami (c’est qui au fait ?) cousu d’or.
De fil en aiguille je ne peux m’empêcher d’imaginer la future conversation entre Pénélope Fillon et Brigitte Macron à la terrasse de Sénéquier, cet été, à Saint Tropez.

Brigitte : mon mari est heureux d’être à l’Elysée.

Pénélope : le mien, il est ailleurs !

Brigitte : Tailleur ? J’aurais dû m’en douter !

Quant à moi, j’en ai ras la casquette et même par-dessus la tête. Si les choses continuent ainsi je ne vais pas tarder à rendre mon tablier.