heidi2 A 40 ans, elle dirige avec une poigne de fer un pôle de cliniques privées dont la célèbre Monplaisir. Pour les beaux yeux de Gérard Collomb, cette working girl de centre droit qui fait ses premières armes en politique va tenter de faire exister la gauche dans le 6ème arrondissement. 

 

Pour démarrer, une petite bio express

Naissance : le 22/06/1967 à Anvers (Belgique)

Parents : maman infirmière puis psychothérapeute, beau-père dans le transport maritime

Frères et sœurs : deux frères

Diplômes : BAC scientifique avec mention Bien, DESS Economie de la santé et gestion hospitalière

Situation matrimoniale : mariée

Enfants : 4 ans et 11 ans

Religion : sans

Carrière : commerciale dans le domaine de la santé puis gestionnaire d'établissement

ISF : Oui

Franc-maçonnerie : Non

 

Avec un prénom pareil, vous avez dû vous faire chambrer, petite ! Et encore maintenant !

Oui… (Rires) Comme tous les enfants, vous souffrez d'avoir une particularité mais maintenant je suis ravie de porter ce prénom. On le retient facilement !

 

Qu'est-ce qui a pris à vos parents ? Ils avaient trop regardé la télé ?

Enfant, ma mère lisait « Heidi à la montagne » et s'était dit, petite : « un jour si j'ai une fille, je l'appellerai Heidi », et c'est tombé sur moi (Rires). Il n'y a pas d'autres raisons. Hormis le fait que je suis d'origine flamande et dans la langue flamande c'est un prénom qui est plus courant.

 

Vous ne ressemblez pas vraiment à une petite fille des montagnes… Où avez-vous grandi, dans un alpage ?

Non, j'ai grandi en Afrique noire, au Zaïre et au Congo, en brousse, en ville. Mon beau- père était dans le transport maritime, on a toujours habité dans des villes soit fluviales, soit maritimes, Kinshasa, Brazzaville, Pointe noire… On voyageait, on se déplaçait. J'ai beaucoup voyagé, j'ai grandi en Afrique pieds nus. Après avoir pratiqué les lycées français, je suis revenue en France à 16 ans pour poursuivre mes études. J'ai donc fait ma première et ma terminale à Marseille.

 

Pourquoi Heidi débarque-t-elle un beau jour à Lyon ?

Je voulais être vétérinaire et il fallait faire une Prépa, et j'ai été prise au Lycée du Parc en 1986, j'avais 19 ans. Je ne suis jamais repartie, j'ai pris racine à Lyon. J'avais tellement voyagé que je me suis trouvée bien à Lyon, donc je suis restée et j'ai fait ma vie ici. Je suis devenue lyonnaise. C'est quand même la ville ou j'ai habité le plus longtemps. Ça fait 21 ans.

 

Les Lyonnais ont fait votre connaissance quand vous avez été nommée directrice de la Clinique Monplaisir…

Quand j'ai pris la direction de la clinique Monplaisir, j'étais une jeune directrice, c'était en 2000. J'ai pris cette clinique un peu comme un challenge. Il n'y avait pas de directeur depuis pratiquement une année, ils avaient beaucoup de mal à en trouver. J'ai été embauchée par des médecins. Ce n'était pas forcement le profil qu'ils avaient prévu au début. J'avais à faire mes preuves, ça a pris avec l'équipe médicale et j'ai eu envie de faire en sorte que cette clinique soit plus connue. La clinique était un peu… – il faut je fasse attention aux mots que j'emploie parce qu'après on va me le reprocher – disons qu'elle ne faisait pas beaucoup parler d'elle hormis quand ça n'allait pas. On a pris le problème dans l'autre sens, on a fait parler de la clinique quand ça allait bien, et j'ai fait ça avec une équipe. On a ouvert des services nouveaux, créé des choses, innové. Ce qui justifie que la presse se soit intéressée à cette clinique.

 

Les rumeurs les plus farfelues ont couru sur votre nomination…

J'ignore les rumeurs en question…

 

Comment êtes-vous passée de déléguée médicale à directrice ?

En faisant des études, en passant des diplômes, en travaillant. Et puis en rentrant avec un diplôme en poche et en me disant : « Maintenant il faut lâcher le commercial et faire ce que tu as envie de faire. » A 30 ans, j'ai commencé par prendre un poste en maison de retraite (St François de Salle), je l'ai dirigée. J'y suis restée deux ans. Ensuite, j'ai occupé un poste d'adjoint dans un hôpital local, je progressais puisque j'avais une équipe plus grande, de 25 personnes je suis passée à 50. Je faisais mes armes en termes de management. Et quand j'ai eu l'opportunité de prendre un poste à Lyon et autour de la maternité, je n'ai vraiment pas hésité.

 

Est-ce un peu une revanche sur ce milieu puisque vous raté Médecine ?

Vous êtes bien renseigné ! (Rires) Quand j'ai raté médecine, j'étais avec mes potes, j'ai dit : « Moi, je ne serai pas médecin », je m'en souviens encore, c'était avec l'équipe de Jean-Philippe Ager. C'est une bande de la fac Carrel à l'époque. Mais peut-être étiez-vous sur les bancs de médecine ? (Rires) A ceux qui continuaient, j'ai dit : « Ce qu'on pourrait faire c'est monter une clinique, moi je serais gestionnaire et vous serez les médecins. » Ça ne s'est pas fait mais je suis quand même devenue directrice. Je suis d'abord devenue déléguée médicale car il fallait bien que je mange…

 

Le journal « Bref Rhône-Alpes » raconte que vous étiez considérée comme « la petite emmerdeuse », à votre arrivée…

J'ai été recrutée par les médecins. J'ai un tempérament un peu rebelle (rires) et remuant.

 

Vous avez donné un coup de pied dans la fourmilière…

Je les ai un peu bousculés, je pense. Monplaisir était une belle endormie. « Petite emmerdeuse », ce n'est pas le bon terme, ce n'est pas ce que j'étais. J'étais un peu l'empêcheur de tourner en rond. Je n'avais rien à perdre, moi !

 

Dans cet univers très masculin, vous étiez celle qui dérangeait…

Certainement, j'étais certainement moins docile qu'ils n'auraient pu le croire (Rires).

 

A 30 ans, comment avez-vous pris le pouvoir ? En prenant les gens de façon individuelle, en prenant le bon de chacun. C'est à dire en raisonnant collectif tout en tenant compte des individualités.

 

Vous ne vous êtes pas fait que des amis dans la profession…

C'est mon franc-parler qui dérange, je dis ce que je pense. En vieillissant, je me modère. C'est vrai qu'à l'époque je devais rentrer dedans. Je n'ai jamais de regrets.

 

Vous avez atteint vos objectifs en tenant Monplaisir avec une poigne de fer…

Avec fermeté, dirons-nous !

 

Le fait d'être une maitresse-femme a perturbé les chirurgiens de la clinique…

J'ai beaucoup d'affection pour les chirurgiens.

 

En avez-vous eu trop ?

Non ! Je n'en ai pas eu trop. Mais je tiens au respect, je pense qu'on peut être exigeant, on peut travailler, on peut faire des choses bien dans le respect.

 

Deux chirurgiens de Monplaisir ont intenté une action en justice contre vous. Que s'est-il passé ?

C'est nous qui leurs avons demandé de partir. Ce n'est pas la même chose. On ne met pas quelqu'un dehors du jour au lendemain, ce sont des choses qui se font progressivement. Mais je ne peux pas en parler car le procès est en cours.

 

Dans l'univers feutré de la médecine, c'est rare ce genre de clash. Que s'est-il passé ?

Ça arrive plus que vous ne le croyez… La Générale de santé, par exemple, ne s'embarrasse pas pour rompre un contrat. Des ruptures de contrats, ça traumatise tout le monde. Ce qui a été traumatisant parce que les deux étaient des gens relativement importants de la clinique, c'est ce qui a perturbé. Maintenant tout va bien, il y a une ambiance sereine de travail, avec des hauts et des bas mais comme dans toute entreprise. On était arrivé avant leur départ à une situation qui était humainement dramatique. Vraiment ! Je pèse mes mots quand je dis ça, c'était humainement dramatique.

 

La sérénité règne désormais sur Monplaisir…

Monplaisir reste Monplaisir, il y a toujours des hauts et des bas, mais ça va ! J'y retourne régulièrement avec plaisir. Je continue à m'occuper des équipes médicales et ça se passe bien. Vous êtes à la direction de Lyonpeople, lorsque vous prenez des décisions, fatalement, c'est difficile de plaire à 100% des gens. Le dilemme du dirigeant c'est de toujours trouver la bonne adéquation entre l'intérêt collectif et l'intérêt individuel. C'est toujours un équilibre savant. Je pense qu'aucun dirigeant ne peut me contredire. Dès l'instant où vous acceptez de prendre ce poste, vous acceptez de jouer ce rôle-là et de ne pas plaire à tout le monde.

 

Aujourd'hui vous n'êtes plus directrice de Monplaisir, mais directrice du développement du groupe de clinique privés qui vous salarie. N'est-ce pas un peu une voie de garage ?

C'est une nouvelle expérience…

 

Un peu triste…

C'est vrai. (Rires)

 

Bravo pour votre franchise. Vous vous morfondez dans votre bureau…

Ce qui me manque, ce sont les équipes, le contact, mener les gens. Moi, je suis meneuse d'équipes et de projets, voilà mes compétences. C'est peut-être pour ça que je me retrouve en politique. (Rires)

 

Le fait de faire de la politique, n'est-ce pas une façon de rebondir, de vous montrer dans la lumière ?

Non !

 

Menteuse ! (Rires)

Je n'aime pas la lumière mais les défis. Parfois il faut se montrer dans la lumière pour relever des défis. Je suis impressionnée par la préparation de votre questionnaire…

 

Vous êtes le prototype de la working girl… qui énerve mais qui séduit. Qu'avez-vous fait à Gérard Collomb pour qu'il vous nomme tête de liste ?

Rien. Précisément je n'ai rien fait (rires) et je n'ai rien demandé. Je suis maître de conférences associé à la fac. Il y a 2 ans à la remise des diplômes, il y a un dîner avec tous les profs, le doyen de la fac et le parrain de la promotion. Cette année-là, c'était Gérard Collomb. Je me retrouve à sa table avec le doyen de la fac, les grands profs. Je ne bouge pas une oreille (rires). Gérard raconte un peu sa vie, son poste de sénateur, comment ça se passait, etc… Et puis il me dit : « Et vous, ça ne vous dirait pas de faire de la politique ? » Je lui réponds : « Peut-être un jour mais pas maintenant… » Ça s'est vraiment passé comme ça… J'étais un peu provoc' car je suis un peu provocante (rires).

 

On est bien d'accord. Que lui avez-vous dit ?

Je l'avais un peu taquiné, mais gentil, c'est quand même le maire de Lyon… (Rires). J'étais quand même sage, il y avait le doyen de la fac… Et puis voilà, il m'a dit : « Ecoutez, est-ce qu'on peut en reparler ? » Why not ? Et puis on en a reparlé, puis je l'ai rencontré à nouveau. C'est vraiment l'histoire d'une rencontre.

 

Quand vous a-t-il proposé de partir dans le 6ème ?

Il y a peu de temps, en septembre dernier.

 

Pourquoi avoir choisi la gauche ? Toutes vos copines cherchent encore votre côté social… (Rires)

On ne peut pas m'enlever un côté social. Je travaille dans la santé. La vraie réponse c'est que pour des municipales, ce n'est pas une affaire de parti, c'est une affaire d'homme. Il se trouve que j'ai rencontré Gérard Collomb et ça s'est passé comme ça. Ses idées, ses valeurs… me plaisaient. Il y a eu aussi toute la période de « Lyon Devant » (l'association de la société civile, think tank de Gérard Collomb, ndlr) qui a été une période de réflexion et d'actions. Je faisais partie du bureau et j'ai accepté de mener un groupe de réflexion sur les fragilités de la ville et je pense que cette expérience-là a été assez déterminante. Il n'y avait pas d'enjeu mais c'était la possibilité d'exprimer des choses et de conduire une réflexion pour la ville. C'était vraiment quelque chose qui me plaisait. Je n'étais pas partie pour les municipales. Les plaisirs que l'on peut retrouver dans les rencontres humaines me suffisaient et les municipales, ça a été en plus. Et franchement une surprise !

 

Vous n'habitez pas le 6ème,  et travaillez dans le 8ème, bien loin des préoccupations des habitants du 6ème !

Le 6ème je connais quand même un petit peu, j'y ai habité 4 ans. Aujourd'hui j'habite à 200 mètres de Lyon, à Champagne. Lyon, j'y travaille, j'y ai habité.

 

Quelle légitimité avez-vous pour vous présenter dans le 6 ème ?

Est-ce que la légitimité de se présenter sur une liste dans un arrondissement tient au fait qu'on y habite ?

 

Quelles sont vos propositions phares pour le 6ème ?

Je ne peux pas vous annoncer les propositions pour le 6ème, c'est trop tôt. On y travaille depuis un petit moment, c'est vrai. Déjà, il faut décliner la politique de Gérard Collomb. Lyon ce n'est pas 9 arrondissements, 9 villes complètement indépendantes. Il y a quand même une politique pour la ville qui est déclinée dans les arrondissements et ensuite vous avez des spécificités mais ça vient après une stratégie globale, une politique globale pour la ville.

 

De quoi rêvez-vous pour le 6ème ?

Pour le 6ème, je rêve qu'on puisse vivre plus sereinement ensemble, de façon intergénérationnelle.

 

Vous trouvez qu'on n'est pas serein dans le 6ème ?

Ça dépend pour qui… Je n'ai rien à reprocher à Nicole Chevassus, Nicole est très bien, c'est une bonne maire, qui est assez favorable à Collomb d'ailleurs, d'après ce qu'on m'a dit… (Rires. A la 22ème minute de l'interrogatoire, Heidi se réveille enfin, ndlr).

 

Si vous n'avez rien à reprocher à Nicole Chevassus, pourquoi vous n'êtes pas dans son équipe ? On vous sent un peu perdue à gauche. Vous êtes belle et…

Pourquoi, à gauche, on est moche ? (Rires)

 

Pour qui avez-vous voté à la présidentielle ?

Bayrou…

 

Vous n'avez pas le profil de la militante socialiste. Comment se passent les réunions de section dans le 6ème ?

C'est quoi le profil ? Ça se passe très bien, posez-leur la question. Je peux vous dire qu'aujourd'hui on a une super équipe. Je vous ai dit mes compétences. Je vous assure que j'ai une super équipe à mes côtés, je ne suis pas toute seule, je n'aurais pas pu…

 

Comment vous sentez-vous au milieu de vos camarades socialistes ?

Bien, sans déconner je me sens vachement bien (rires), je me sens bien.

 

Parlez-nous de votre équipe ?

Brigitte en fait partie, et elle peut en parler. Gérard a voulu me faire passer par le vote. Ça m'a paru tout à fait logique, mais réglementairement ce n'était pas obligatoire. Il y a eu une adhésion de la section du PS du 6ème à ma candidature et franchement je n'aurais pas continué si je n'avais pas eu l'adhésion. Je sais qu'il y a eu 3 abstentions sinon l'unanimité.

 

C'est un peu une république bananière la section PS du 6ème si vous n'aviez aucun adversaire…

Non, les militants pouvaient marquer une non-adhésion à ma candidature. Personne ne s'est présenté contre moi, j'ai fait l'unanimité.

 

Najat Vallaud Belkacem et Thierry Braillard, élu du 6ème, vous donnent-t-ils un coup de main dans la campagne ?

Najat est très occupée dans le 3ème, elle est à fond sur le 3ème. Je la vois toujours avec Thierry Philip.

 

Elle ne s'occupe pas de vous. Et Thierry Braillard…

Non plus…

 

Merci Thierry. C'est donc vous qui montez votre équipe, cela montre votre leadership…

Oui et je suis partie pour gagner ! (rires) J'ai un super directeur de campagne, Laurent Gauffrey, également Geneviève, Brigitte, Anna… Mon local de campagne est 121, rue du Professeur Weill dans le 6ème. En fait c'est le local de Najat.

 

Sur le terrain, vous faites les marchés ? Votre caddy est-il siglé Louis Vuitton ? (Rires)

Je n'ai rien de Vuitton ! Je ne vais pas vous dévoiler toute ma stratégie, la campagne commence en janvier. Le gros du travail est un travail de proximité, et c'est ce que je fais.

 

Est-ce que les gens vous reconnaissent et vous identifient ?

Non, pas pour le moment, les gens ne me connaissent pas encore bien. On va avoir des relais d'opinions. Je n'ai pas encore la reconnaissance des gens du 6ème.

 

Où  allez-vous tracter? Sur les marchés ?

Les marchés ne sont pas pour tout de suite. Une élection ce n'est pas que les marchés !

 

Ça vous fait peur les marchés. Vous n'êtes pas habituée. Où faites-vous vos courses ?

A Carrefour (rires) ! Et encore je ne suis pas loin de les faire par Internet car ça prend du temps de faire ses courses et je suis quand même très occupée…

 

Donc pour résumer, vous ne savez pas quel accueil vous allez avoir ?

J'ai déjà eu un bon accueil au niveau de la section PS du 6ème soit 180 adhérents. C'est vachement bien car, sur les dernières élections, il n'y en avait que 50 !

 

C'est l'effet Ségolène ?

Paraît-il !

 

Si Collomb est élu, vous n'avez aucune chance dans le 6ème, vous êtes là pour prendre le soleil, mais peut-être une chance d'être conseillère municipale…

Pourquoi vous dites ça ?

 

Quel poste voulez-vous occuper en cas de victoire de Gérard Collomb ? La coiffure ou la manucure ? (rires)

Quel macho, vous faites ! Plein de choses mais je suis un peu superstitieuse ! Il faut d'abord gagner l'élection ! J'irai mettre un peu de l'ambiance! Le problème c'est qu'il semblerait que les dénominations des délégations vont changer et aujourd'hui ce n'est pas définitif. Vraisemblablement il y aura plus de délégations transversales. J'ai travaillé sur les fragilités de la ville, et tout ce qui a attrait au développement durable, l'écologie, la qualité de la vie dans une ville. L'autre versant c'est tout ce qui a attrait aux fragilités des citoyens, tout ce qui est relatif au droit, à la précarité,… Donc ça fait deux axes qui sont assez vastes, je pense que l'on trouvera une petite place pour moi dans l'un de ces pôles.

 

Vous avez une carrière professionnelle bien remplie, si vous êtes élue à la mairie centrale, et même adjointe, allez-vous pouvoir concilier les 2 ?

Tout dépendra de la délégation… et il faudra certainement faire des choix, ou mon poste sera aménagé au niveau des hôpitaux, je ne sais pas. Mais tout dépend de la délégation, certaines nécessitent un temps partiel, d'autres un temps plein.

 

Pour finir avec la question con. Si vous deviez partir sur une île déserte, emmèneriez-vous Gégé ou Doumé en maillot de bain ? Un seul choix possible !

(Rires) ! Je ne sais pas qui est Doumé ! (petit nom de Dominique Perben, ndlr). Et bien ni l'un, ni l'autre ! Sur une île déserte, vous vous rendez compte ! (rires)

 

Nous vous avons préparé une petite surprise…  Voilà une belle tenue de chirurgien pour réaliser votre ancien fantasme…