bret Coup de maître pour le maire de Villeurbanne qui aura réussi à faire le ménage au PS et à l'UMP

 

Le sénateur-maire PS sortant, Gérard Collomb, sort très largement victorieux dimanche dès le 1er tour des municipales à Lyon, qui a tourné à la déconfiture pour la droite lyonnaise, tandis que la gauche conservait ou était en voie de conserver de nombreuses villes dans le Rhône. Celles-là même qui avaient plébiscité Sarko à la présidentielle….

 

A Villeurbanne, deuxième commune de l'agglomération, le maire sortant Jean-Paul Bret (PS) devance très largement (46,53%) l'UMP Henry Chabert (23,82%), parti à la conquête de ce bastion socialiste depuis plus de 30 ans, malgré sa défaite aux législatives de 2007. Même en cas d'alliance de l'UMP avec le candidat du MoDem, Richard Moralès, qui totalise 14,58% des suffrages, Jean-Paul Bret est quasi assuré de retrouver son fauteuil. A Vaulx-en-Velin, Maurice Charrier, maire communiste de cette commune depuis 1985, menacé pour la première fois par son adjointe PS qui avait bénéficié du soutien de Ségolène Royal, a été réélu avec 50,56% des suffrages lors de ce premier tour marqué par un fort taux d'abstention (56%). Tout comme le stalinien André Gerin à Vénissieux. A Saint-Priest, la maire sortante Martine David (PS) est en ballotage favorable (44,44%) devant l'UMP Philippe Meunier (38,53%) qui lui avait pris sa circonscription aux législatives de 2007, en pleine vague Sarko. La décision des Verts (6,35%) de fusionner ou pas pourrait être la clé du second tour. A Rillieux, le maire sortant Renaud Gauquelin (PS) est en ballotage favorable face à Jean-François Debiol. On peut également citer Bron, où la maire sortante PS Annie Guillemot est réélue dès le premier tour.

 

Seule consolation pour la droite, l'élection dès le premier tour de Michel Forissier à Meyzieu. A Caluire, citadelle de la droite, le numéro 3 de l'UMP Philippe Cochet l'emporte, rééditant son score des législatives (56%), tandis que les résultats de Villefranche-sur-Saône n'étaient pas encore connus dans la nuit. L'UMP avait fait de l'Est lyonnais son cheval de Troie pour prendre la communauté urbaine. Mais c'était sans compter sur « l'immense déception causée par les premiers mois de pouvoir bing bling de Nicolas Sarkozy » assure un battu qui souhaite conserver l'anonymat. D'ores et déjà, Gérard Collomb est assuré de sa réélection à la présidence du Grand Lyon: "On peut dire aujourd'hui que tous les maires menacés par des listes UMP sont aujourd'hui réélus", s'est-il félicité en début de soirée après l'annonce de sa victoire. "Il y a peu de gens, même parmi mes adversaires, qui peuvent penser aujourd'hui que je ne serai pas réélu président du Grand Lyon", a-t-il ajouté. Quant à la couleur du conseil général, elle restait la grande inconnue, les résultats de 15 des 28 cantons renouvelables n'ayant pu être communiqués dans la nuit par la préfecture et ne devant l'être que lundi dans la journée.