vie nocturne.jpg Une décision de justice qui va mettre le feu aux poudres – Photo © Fabrice Schiff

 

La nuit lyonnaise une nouvelle fois victime de son plus mauvais démon : la division. A la demande du SND (Syndicat National des Discothèques), les autorisations de fermeture à 4h du matin sont annulées. Un retour en arrière dénoncé par l’UMIH et Sauvez la Nuit qui vont contre-attaquer.

 

Voici le texte de leur communiqué : « Sur la saisine d’un syndicat ultra minoritaire et agissant pour des intérêts particuliers et non collectifs, ce jeudi 1er décembre, le tribunal administratif de Lyon a annulé l’arrêté de la préfecture concernant la réglementation du 6 juillet 2010. De fait, la profession fait un bon de 25 ans en arrière… Cette démarche isolée réduit à néant la volonté et le travail de toute branche à faire du Rhône et de Lyon en particulier une destination nocturne attractive. À la veille des fêtes du 8 décembre, cette action met devant le fait accompli toute une profession mais aussi la ville de Lyon et la préfecture du Rhône. De la même manière, ce sont aussi les fêtes de fin d’année qui risquent d’être compromises et ce alors que l’année elle-même s’est écoulée dans un climat plus que morose.

 

Les professionnels s’interrogent : « Tout cela n’est-il pas irresponsable ? » Outre le fait de pénaliser lourdement une profession, de vouloir anéantir tous les efforts de communication touristique de toute une ville… Quel est le réel objectif de ce syndicat ? Quelles qu’en soient les réponses, l’UMIH et Sauvez la Nuit uniront toutes leurs forces et se joindront aux actions de la mairie et la Préfecture pour trouver une solution positive à ce coup de tonnerre. Après consultation de leurs avocats, l’UMIH et Sauvez la Nuit sont d’ores et déjà en mesure de proposer des solutions concrètes aux pouvoirs publics pour sortir de cet imbroglio juridique. Des lundi matin, nous saisirons en ce sens les services de Monsieur le Préfet et Monsieur le Maire pour s’informer des règles de conduite à tenir et ne manquerons pas ensuite d’en informer la profession pour ne pas se mettre en faute vis à vis de cette décision de justice. »