grgory1 Geoffroy Berrier, Gregory Cuilleron, Georges Blanc et Antoine Maillon

 

Propos recueillis par Edeline Sistek

 

Le rendez-vous est fixé : ce sera le 16 octobre. 20h. Immanquable. Pour cause, le grand gagnant de l'émission désormais culte d'M6 «Un dîner presque parfait », Grégory Cuilleron, recompose pour les clients de la brasserie le Splendid, dans le quartier des Brotteaux, le repas qui lui a permis de s'imposer en finale.

 

grgory2 A tout juste 29 ans, ce « petit » chef devient grand. A ses côtés, un parrain de poids : Georges Blanc, chef cuisinier étoilé, meilleur ouvrier de France et propriétaire de la dite brasserie. Autant dire que l'apprenti cuisto a du pain sur la planche… Ici, pas de caméra, pas de note, mais l'appréciation intransigeante des fines bouches lyonnaises venues spécialement pour l'occasion. Entre deux verres de mâcon et de côte de Provence, une bouchée de sashimi de bar de ligne à l'huile vierge acidulée, pommes de terre écrasées aux saveurs iodées, Grégory s'installe à la table de Lyon People. Rencontre avec un jeune homme empli de joie de vivre et de sympathie…

 

De retour à Lyon depuis peu, ca se passe comment la nouvelle vie de people ?

Mon téléphone ne cesse de sonner ! – on confirme…– Les gens me reconnaissent dans la rue, beaucoup de grands-mères viennent me féliciter… Je suis assez sollicité à droite à gauche, mais c'est plutôt agréable ! Et puis, ça fait du bien de revenir à la maison…

 

Comment est née votre passion pour la cuisine ?

Tout petit, mon grand-père et ma mère ont éduqué mes papilles à mille-et-une saveurs, en cuisinant toujours des produits frais. Ce sont eux qui m'ont éveillé à ce plaisir gustatif, à l'expression des sens, à la qualité. J'ai dissocié la cuisine du métier de communicant parce que je voulais que cela reste un loisir, une passion.

 

Cette émission, vous l'avez faite pour la notoriété ?

En premier lieu, c'était surtout un défi personnel. Je voulais voir de quoi j'étais capable et cuisiner pour de grands chefs c'était le plus excitant… Il est vrai que passer à la télé a toujours un impact. Mais c'était une vraie compétition, avec entrainements de rigueur… Je voulais surtout avoir l'avis de professionnels et prendre du plaisir… parce que c'est ça, avant tout, cuisiner !

 

Quelles sont les personnalités pour lesquelles vous aimeriez cuisiner ?

En grand fana de foot, je dirai Juninho.

 

Avez-vous eu d'ores et déjà des propositions de grands noms ?

(Rires) Oui, Frédéric Beigbeder m'a fait une demande officielle devant les caméras de TLM !

 

Des projets ?

J'aimerais ouvrir à Lyon un endroit convivial de restauration type bistrot, une cuisine audacieuse, originale et à base de produits de qualité… C'est un projet que j'avais déjà avant l'émission. Et aujourd'hui, la médiatisation va me permettre en partie de le concrétiser… A suivre !

 

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EPILOGUE

La brigade l'appelle, la star du jour nous quitte… Car oui, ce soir il ne cuisine pas QUE pour nous. « Envoyez ! » Nous poursuivons avec le suprême de pigeon sur l'os, langoustine et parure d'automne. De quoi mettre l'eau à la bouche. Mais nous n'avions encore rien vu : un tiramisu au spéculoos. Dessert à la limite du jouissif. Et les privilégiés du Splendid (Les réservations affichaient complet, ndlr) pourront en dire autant. Heureusement, fort du succès de cette soirée, d'autres dates seront programmées. Comblés par les talents et la disponibilité de Grégory, on peut vous le dire : ce dîner aurait pu se conjuguer au plus-que-parfait…