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Par Marc Polisson

 

La société civile appelée à la rescousse pour soutenir le projet du nouveau stade de Décines. Le Comité de Parrainage du Stade des Lumières organisait la semaine dernière une conférence de presse un peu tristoune. Heureusement, Monsieur Paul traînait par là.

 

02.jpg Espace Tête d’Or, mercredi 29 juin 2011. C’est dans une toute petite salle du premier étage de ce centre de congrès kitsch que se tient la première conférence de presse du Comité de Parrainage du Stade des Lumières qui regroupe « les forces vives lyonnaises et régionales issus des mondes économique, culturel, sportif, associatif et universitaire. Ces personnalités ont pour point commun de défendre le rayonnement de leur région et de soutenir le projet du Stade des Lumières ». A l’animation, Jacques Mottard, PDG de Sword . A ses côtés, Paul Bocuse, Christophe Durand (double médaillé paralympique de tennis de table), Philippe Oddou (association Sport dans la Ville), Emmanuel Imberton, vice-pdt de la CCI de Lyon, Thierry Theodori (Halle Tony Garnier)… et Bruno Rousset (April-Evolem) venus manifester leur enthousiasme pour le projet.

 

03.jpg Au moment où la réalisation du projet du Stade des Lumières vit une étape essentielle par le biais des enquêtes publiques (du 14 juin au 18 juillet 2011 dans les mairies de Décines, Chassieu, Meyzieu, mais aussi à Lyon, Saint-Priest, Vaulx-en-Velin…), les parrains du stade souhaitent « encourager les habitants de l’agglomération à se mobiliser pour qu’ils fassent entendre leur voix ».  Ça ronronne sec. En fond de salle, un opposant prend scrupuleusement des notes. Monsieur Paul est sagement assis derrière son pupitre, cherchant du regard une jolie poupée sur laquelle reposer ses yeux. Pétillants. Début des questions des journalistes.

 

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Frédéric Crouzet cherche à connaître le mode de financement dudit comité. «  On est tous bénévoles !  » assure Jacques Mottard. Notre confrère de 20 Minutes insiste : «  Qui paie les convocations, les locations de salles ?  » En filigrane, Jean-Michel Aulas aurait-il fait pression sur ses ses amis chefs d’entreprise pour qu’ils rentrent dans la danse ? Niet, il s’agit d’une démarche spontanée, déclament en cœur les intéressés. La conférence se poursuit. Paul Bocuse regarde alors sa montre et s’apprête à quitter la salle. Puis devant l’assemblée, met la main à sa poche. «  Je comprends pas, à l’entrée on m’a donné ça !  » Et d’exhiber, goguenard, une grosse liasse de billets de 500 euros sous le nez d’Yvan Patet, Laurent Duc, François Gaillard et André Soulier, morts de rire. Nous aussi.

A votre bon cœur, Monsieur Paul !