retour-au-calme.jpg Les forces de l’ordre ont provisoirement mis en échec les casseurs…

 

Vendredi 22 octobre 2010. La vie a repris son cours dans le centre de Lyon, théâtre de violences et de pillages pendant une semaine. Mais la place Bellecour est toujours placée sous haute surveillance car c’est au tour des identitaires de manifester.

 

L’heure est désormais aux indemnisations et aux (règlements de) compte. Alors que les élus lyonnais s’écharpent, les habitants et les commerçants font le calcul des dommages subis. On pense bien évidemment à ceux dont les boutiques ont été pillées ou vandalisées. Mais également aux Lyonnais dont les voitures ont été incendiées ou endommagées. Dans ce contexte, la Préfecture du Rhône annonce la mise en place d’une cellule de soutien aux victimes des casseurs, en particulier les commerçants du centre-ville. Jacques Gérault, préfet du Rhône a installé la cellule de soutien jeudi 21 octobre. Cette cellule associe des représentants des services de l’Etat (préfecture, direction des finances publiques, direction des entreprises, de la concurrence et de la consommation, du travail et de l’emploi, etc.), de la direction départementale de la sécurité publique, des chambres consulaires (Chambre de Commerce et d’Industrie, Chambre des Métiers et de l’Artisanat). Deux coordonnateurs des assureurs sont également mobilisés. Le préfet a accueilli des commerçants du centre-ville de Lyon jeudi 21 octobre en début de soirée à la préfecture pour recueillir leurs témoignages et leur apporter son soutien. Il leur a présenté le fonctionnement de la cellule qui doit les accompagner dans leurs démarches, notamment auprès des assurances. Dès aujourd’hui, les commerçants, les artisans, les entreprises, peuvent s’adresser à un point d’entrée unique à la Chambre de Commerce et d’Industrie (numéro : 0821 213 251). L’équipe d’accueil recense les difficultés rencontrées et oriente les victimes vers les meilleurs interlocuteurs. La préfecture rappelle aux victimes des casseurs qu’il est indispensable de déposer plainte auprès des services de police et de gendarmerie et de transmettre au plus vite une déclaration de sinistre aux assureurs dans les 5 jours. 

 

Dans l’après-midi, près de 200 identitaires lyonnais ont manifesté rue Victor Hugo derrière une banderole « Touche pas à ma ville ». Pour éviter tout débordement, les forces de l’ordre ont bloqué leur cortège à Ampère. La station de métro Bellecour est fermée.