Par Morgan Couturier

La première édition de leur festival (ou édition zéro, c’est selon) a rencontré un franc succès. Si bien que le gang composé d’Arnaud Thomas et de son élève Laura Thouroude planchent déjà sur la prochaine édition. Au royaume du 7e art, les voyous sont rois.

Les bad boys forcent l’admiration, c’est indéniable, que ce soit auprès des femmes que des cinéastes. Professeur à Sup de Pub, Arnaud Thomas ne peut en démordre, lui ce passionné de longue date, de voyous en tous genres. Une passion si prégnante qu’elle a contaminé son élève Laura Thouroude, investie dans ce projet sur proposition de son instituteur, après avoir divagué des jours durant, avec son acolyte d’alors, sur la thématique de son événement. Soucieuse de verser dans l’événementiel, la jeune étudiante n’a pas tardé à succomber au charisme des gangsters du 7e art. Les bons comptes font les bons amis, et un clan n’est jamais mieux soudé que lorsqu’il marche vers le même projet. Nait alors l’idée d’un festival cinématographie, entièrement dédié à ces voyous du grand écran. Soutenu par la direction, le duo ne tarde pas à trouver les lieux de l’évasion. Franck Chapon, directeur d’UGC Confluence, se joint au casse, séduit par l’idée de séances animées, en amont et en aval de la projection.

800 entrées en trois soirs

La sympathie du public suit, sous la houlette de Michel Neyret, convié à la première d’un festival, inauguré avec la projection du cultissime Les Lyonnais. S’en suivent un décor de bar clandestin et une virée dans les années folles pour Des Hommes sans loi, et la frénésie du cinéma combiné à ces animations, finit par plonger le festival dans l’euphorie. L’initiation au black jack pour Casino clôt les débats. 20 000€ de recettes et 800 entrées en trois soirs, les Mauvais Gones ont réussi leur coup. « Même si ça n’avait pas marché, on s’est tellement éclaté qu’on aurait rien regretté », concède Arnaud Thomas. À peine le temps de profiter de ce premier éclat, les Mauvais Gones repartent pour une deuxième édition en mars 2018. « On veut vivre le film en dehors du cinéma, avance Laura Thouroude, dans le centre commercial le 2e soir et éventuellement au Selcius le 3e ».  Au vu du réservoir de films, le duo tient le bon filon. La communauté a accroché. Elle est même invitée à quelques braquages sporadiques. À commencer par le dimanche 29 octobre, Les Mauvais Gones ayant prévu de prendre d’assaut les salles de Confluence, à l’occasion de la projection de Carbone, le dernier thriller d’Olivier Marchal.