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Le sénateur-maire de Lyon s’est ému, via son compte Twitter, de la fausse mort de Martin Bouygues, annoncée samedi par l’AFP suite à un quiproquo vaudevillesque.

L’AFP a annoncé la mort de l’industriel en publiant deux dépêches urgentes, samedi 28 février 2015. La première à 14h27, la seconde à 14h41. Une information démentie dans la foulée via le compte Twitter de LCI, la chaine d’information du groupe TF1 propriété du groupe Bouygues, citant la directrice de l’information de TF1 Catherine Nayl : « J’ai eu moi-même Martin Bouygues au téléphone il y a une dizaine de minutes, il va bien. »

Fiabilité de l’AFP et viralité des réseaux obligent, l’information a été reprise partout dans les médias nationaux, provoquant un flot de messages de condoléances émanants de personnalités diverses. A 14h54 via son compte Twitter, Gérard Collomb a fait part de sa « vive émotion », ajoutant « notre pays perd un de ses plus grands capitaines d’industrie. »

Sauf que Martin Bouygues est bel et bien vivant.

L’origine du quiproquo ? Informé via une source parisienne d’un décès à La Roche-Mabile, village de l’Orne où Martin Bouygues possède une résidence, le journaliste de l’AFP s’est vu confirmer la mort de « Monsieur Martin » par le maire de la commune voisine de Saint-Denis-sur-Sarthon. Ce décès évoqué par l’édile, c’est celui de Daniel Martin, habitant de la Roche-Mabile, et non celui de Martin Bouygues.

Interrogé par France Télévisions, le maire de Saint-Denis-sur-Sarthon a confié qu’il s’agissait d’un malentendu avec l’AFP. Un imbroglio incroyable qui a poussé le PDG de l’AFP, Emmanuel Hoog, à présenter ses excuses à Martin Bouygues pour « cette faute inacceptable. »