Par Nadine Fageol

 

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Tout est bien qui finit plutôt bien, non Léon de Lyon ne sera pas transformé en supérette ni droguerie ! Finalement, Jean-Paul Lacombe ne s'est pas fait à l'idée de voir rouler des caddies sur son parquet XVIIIe et a opté pour la solution intermédiaire : transformer le restaurant étoilé en brasserie de luxe.  

 

Ouverture annoncée pour fin février 2008. Le temps d’opérer quelques travaux dont la réfection totale des cuisines confiées à Yves Boucharlat. Une ouverture qui se fera moderato, dans un premier temps 150 places assises sur 450 m2 au rez-de-chaussée de la rue Pléney incluant le Petit Léon fondu dans la masse. On garde le décor tout en l'adaptant au concept brasserie contemporaine ouverte 7j/7. À ce propos, le chef a sollicité la Ville de Lyon afin de valoriser la rue au moins en terme d'éclairage. Par la suite, les salons en étage seront adaptés à des réceptions sur commande. Au menu, une cuisine actuelle avec une clientèle choyée de vin au verre, jus de légumes ou de fruits frais entre 30 et 50 euros le couvert. Après « les années pression », place aux « années plaisir » a formulé un Jean Paul Lacombe bien décidé à lever du pied en se rendant "utile mais plus indispensable" fort d'une équipe bien rodée. En attendant les réservations affluent pour vivre les derniers "cent jours" de Léon de Lyon, déguster le fameux gâteau d'oreilles et le homard bleu. Monsieur Lacombe, merci de garder encore un pied dans le plat en ne commettant pas le pire. Un certain toqué lyonnais a fait merveille dans la brasserie, à vous de relever le défi.