Par Jean-Marc Requien

La peinture de Joël Real, ancien disciple de Jean Fusaro, solitaire s’il en est, qui jour après jour peint dans son atelier de Chaponost, fait penser évidemment à l’œuvre de Henri Matisse.

Mais il faut aller au-delà de cette première impression. Les tableaux de Real sont d’une extrême sensibilité et expriment son besoin de se tenir à distance d’un monde contemporain qui ne comprend plus. Il se réfugie dans l’irréel. Dans un monde de rêve. Un monde harmonieux. Un monde qui n’existe pas. Ou plus. Allez savoir ! Lyonnais jusqu’au bout de son pinceau, il revendique une pudeur qui pourtant laisse imaginer des rêves secrets où de magnifiques femmes inaccessibles perdues dans leurs propres rêveries font naître chez chacun d’entre nous des fantasmes plus ou moins avouables…

Une belle peinture qui, en ces temps de biennale d’art contemporain, réjouira les nostalgiques d’un art plus sensible et moins tapageur. En deux mots : plus vrai. Puissent les Lyonnais se précipiter dans la belle galerie de Gilbert Riou où il expose ses œuvres jusqu’au 5 octobre 2013. C’est à côté de l’église d’Ainay.

Galerie Gilbert Riou – 1, place d’Ainay – Lyon 2. C’est ouvert tous les jours.