Par Morgan Couturier

Près d’une semaine après l’accident, le tunnel de Fourvière continue d’alimenter les discussions. Joints par nos soins, les services de la préfecture apportent quelques éclaircissements.

Les commentaires se sont multipliés sur les réseaux sociaux, afin d’évoquer les conséquences de cet accident survenu jeudi dernier. Si David Kimelfeld a annoncé la réouverture du tube à compter de ce mercredi 4 octobre à partir de 20h, la situation est néanmoins plus complexe qu’il n’y paraît. Les dégâts occasionnés par le bras de la pelleteuse réclament une attention particulière. Les travaux sont de fait, amenés à s’éterniser. Jusqu’à quand ? La question demeure en suspens. Joint par nos soins, le cabinet du préfet de région Henri-Michel Comet a confirmé « la réouverture temporaire de l’ouvrage », laissant penser que le calvaire des automobilistes ne va pas s’arrêter demain soir. Car il sera obligatoire de programmer de nouvelles fermetures quand les travaux de remise en état démarreront.

Un énième casse-tête en prévision pour les automobilistes lyonnais qui se déchainent sur le chauffeur dont la bévue entraine de fâcheuses perturbations dans toute la ville. Son imprudence lui a été facturée 1500€ au titre d’une contravention de 5e classe, à laquelle s’ajoute une convocation au tribunal de police le 15 janvier prochain. L’individu pourrait être jugé sur le terrain du pénal si le procureur de la République le décide. Quoi qu’il en soit, son accident sert d’ores et déjà de point de départ à une nouvelle réflexion  sur la circulation des poids lourds sur cet axe Paris-Marseille. Alors qu’un portique mobile avait été évoqué, il semblerait que la Métropole réfléchisse désormais à l’installation d’un système de détection par faisceau laser au niveau de la sortie de Valvert. En cas de passage d’un camion hors gabarit, le tunnel se fermerait automatiquement, afin de stopper la course du véhicule incriminé. Un dispositif complexe, au même titre que cette affaire.