Par Marco Polisson

Scènes de cyclone sur la plus belle plage azuréenne. Toutes les plages de Ramatuelle ont fermé leurs portes à l’exception de Tahiti et du Club 55 qui restent ouverts à l’année.

Parmi les plus connues, Bagatelle, Les Palmiers, les Jumeaux, Nioulargo et Tabou Beach ont été rayées de la carte… Leurs concessions ont été réattribuées au profit des palaces de Saint-Tropez (La Reserve, Hôtel de Paris, La Messardière, le Byblos et l’Ermitage) qui ont été manifestement avantagés, car mieux disant financièrement parlant.

La carte postale… disparue cet automne

Voici les plages historiques (à l’exception de Tahiti et du Club 55) qui ont échappé à la disparition : Morea, Polynésie, Cabane Bambou, Les Murènes, Tropezina, Tropicana et l’Esquinade… ont eu l’obligation de démonter leurs installations entre le 1er et le 15 octobre 2018 sous peine d’astreinte de 1500 euros par jour de retard. Les survivantes devront reculer de 25 mètres.

Pour rajouter une dose de cynisme à ce spectacle de désolation, on a assisté à des scènes de pillage de la part des autochtones : plantes grasses, cactus, mobiliers… tout a été raflé. Pour la prochaine saison, 23 plages seront reconstruites et les permis de construire sont d’ores et déjà affichés. Début des travaux à partir du 1er janvier 2019 pour une ouverture à Pâques pour les plus rapides.

A lire également, le très bon article de Paris Match : Enquête sur un paradis perdu