01 Photos © Marco

 

Par Justin Calixte

 

Croisés l'autre soir au Musée de Fourvière, Bernard Gouttenoire et Alain Vollerin se veulent les défenseurs de la peinture lyonnaise. Malgré cela ou plutôt à cause de cela, ils ne peuvent se voir en peinture et disent pis que pendre l'un de l'autre.

 

02 Ne voulant me fâcher ni avec l'un ni avec l'autre (ci-dessus en empoignade pacifique et historique organisée par Marco) je ne prendrai pas parti, même si l'un, peu convaincant porte-coton du ministre Michel Mercier, président du Conseil général, me laisse plus que sceptique et si l'autre, olibrius atrabilaire, beaucoup plus érudit et surtout beaucoup plus rigolo, n'en finit pas de se rendre insupportable. Tout ça pour vous dire que j'ai peut-être découvert celui qui, de mon point de vue, parle le mieux de la peinture lyonnaise. Il s'agit (vous n'allez pas me croire) de Monseigneur Barbarin qui a pris la parole après un beau discours de Gégé notre bon maire, lors de l'inauguration de l'expo consacrée à Jean Couty (Superbe !) Son Eminence qui a découvert cette peinture depuis peu, a su trouver des mots magnifiques pour parler de la peinture de Couty bien sûr mais aussi de celles de Truphémus, de Fusaro, de Martin. De leur immense talent mais aussi de leur humilité, de leurs doutes, de leur sincérité, de leurs âmes.

 

03 Il en a profité pour évoquer la place de l'Art et des artistes dans notre société. C'était parfait. J'espère que Monseigneur Barbarin aura l'occasion de se rendre au Musée Dini à Villefranche ou à la Maison Ravier à Morestel pour y découvrir d'autres peintres comme Morizot, Combet-Descombes, Henri Vieilly, Coquet, Pelloux ou encore Philibert Charrin, Sanner et autres Sanzistes. Il verra que chacun à sa manière, mystique ou non, croyant ou non, exprime à travers Sa peinture « la part de Dieu » qui fut ou qui est en eux. Et peut-être notre Primat des Gaules pourra-t-il jouer de son influence pour faire du petit musée de Fourvière, le lieu (un paradis ?) qui manque à Lyon pour exposer régulièrement les riches heures de cette peinture lyonnaise, trop discrète et tellement méprisée par les Trouxe, Beghain et autres trissotins qui ont voulu en leur temps, nous imposer un art officiel pour bobos et gogos incultes dont Ben – actuellement à l'affiche du Musée d'Art Contemporain – montre avec lucidité, honnêteté et, Dieu soit loué, beaucoup d'humour  les limites.

 

La projection diapos, c'est maintenant !



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