Photos © Fabrice Schiff

Par Benjamin Solly

Près de 9 000 internautes ont participé au sondage en ligne proposé depuis le 18 janvier 2013 par Lefigaro.fr. La question : « Quelle ville mérite d’accueillir la Cité de la gastronomie ? »

Le résultat est sans appel. Lyon l’emporte très largement avec 54,04% des suffrages, loin devant Dijon (25,01%), Paris-Rungis (13,34%), Tours (4,24%) et Beaune (3,38%). Ce sondage apparait comme un marqueur de l’opinion publique qui ne s’explique pas le choix d’écrémer la capitale mondiale de la Gastronomie, au profit d’un réseau de Cité(s) de la gastronomie composé de Tours, Dijon et Paris-Rungis.

Sondage Figaro cite de la gastronomie

« Lyon parait l’évidence même. Pourquoi chercher ailleurs ? On peut se demander qui a eu cette idée saugrenue d’envisager une autre ville », peste le commentateur dargaud roland sur le site du Figaro.

Au regard de ces résultats, le président de la mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA), qui porte le projet de Cité de la gastronomie après le classement au patrimoine immatériel de l’Unesco du repas gastronomique des Français en 2011, s’est à nouveau expliqué sur le cas lyonnais.

« Le dossier était bâclé ! La municipalité ne s’était absolument pas investie. malgré son entregent et son activisme, je n’ai jamais rencontré le maire Gérard Collomb. Quant au groupe Eiffage, avec lequel s’est associée la ville pour aménager l’Hôtel-Dieu, il nous avait promis de nombreux documents ; nous n’en avons jamais vu la couleur », a recadré Jean-Robert Pitte, auquel Collomb a promis « le goudron et les plumes » si d’aventure il  mettait un pied dans la capitale des Gaules.

Gérard Collomb Cité de la Gastronomie

Le choix final pour l’implantation de la future Cité de la gastronomie sera révélé à la fin du mois d’avril. D’ici-là, la MFPCA attend que les villes-candidates apportent quelques précisions à leurs dossiers respectifs, présentés en octobre dernier devant la commission d’évaluation des candidatures.

Gérard Collomb a déjà assuré que le projet lyonnais, qui prévoit l’implantation du futur établissement de 15 000 m2 sur le site du Grand Hôtel-Dieu, ne serait ni amendé, ni rectifié. Et promet de faire la Cité de la gastronomie « entre Lyonnais. »