|
Le
Courrier des lecteurs
Toutes
vos impressions en ligne !
Droit de réponse d’Eric
Hirschi
Le retour en piste de Jocelyn Garabédian ne
finit pas de faire des remous et d’agiter le
petit monde lyonnais des musiques actuelles.
Trois mois après l’article consacré à sa
renaissance (voir
chronique),
nous recevons un courrier plutôt salé de son ex
partenaire que nous publions in extenso.
Mon cher Marco,
Je tenais absolument à t’écrire ce petit mot
afin de te remercier : grâce à toi et ton
truculent magazine Lyonpeople.com, je suis
aujourd’hui un homme heureux.
Je m’explique, grâce à toi et un article paru
sur le net et dans le magazine Lyonpeople.com,
il y a déjà quelques mois, j’ai ENFIN pu
retrouver la trace de mon « ami » Josselin.
Trace que j’avais perdue depuis quelques années,
pour être plus précis pas très longtemps après
que je lui ai versé 15 000 € dans le cadre de la
coproduction de l’album « Ricochet ».
Toute personne qui a fréquenté mon « ami »
Josselin le sait, ce dernier est un grand
distrait. Par exemple dans le cadre de notre
« association » autour de l’album « Ricochet »,
il a oublié les engagements qui étaient les
siens : à savoir travailler à mes côtés à la
promotion de cet album magnifique afin de vendre
les 5 000 exemplaires que nous avions tirés et
ainsi tenter de rentrer dans nos frais.
Ce grand distrait qu’est mon « ami » Josselin a
d’ailleurs totalement oublié de payer certains
fournisseurs que j’avais engagés dans le cadre
de la dite promo, ce qui n’a pas manqué de jeter
un froid entre ces fournisseurs et moi.
Finalement mon « ami » Josselin à totalement
« oublié » de répondre à mes appels quotidiens
pour définitivement m’oublier, moi… et mes
15 000 € ?
Somme que bien heureusement mon « ami «
Josselin n’as pas oublié d’encaisser. Je ne suis
pas certain mais je crois que l’on doit pouvoir
appeler cela de l’escroquerie, car évidemment ce
qui à été effectivement réalisé sur ce projet
vaut bien moins que 15 000 € en tout cas c’est
ce que pense mon avocat, au comble du bonheur
également, d’avoir enfin des nouvelles de mon
« ami » Josselin.
J’ai lu très attentivement ce bel article qui à
plusieurs reprise n’as pas manqué de m’émouvoir,
mais au delà de l’émotion, je reste inquiet
quand à la santé de « mon ami » Josselin, car je
découvre que ces troubles de mémoire sont de
plus en plus nombreux. J’en veux pour preuve le
dossier du single de l’Olympique Lyonnais et sa
relation avec la société Straight Lines dont il
est fait mention.
Mon « ami » Josselin à par exemple oublié les
deux chèques que Straight Lines lui avait fait
en remplacement de la traite qu’il n’a par
contre pas oublié de te montrer – comme quoi un
signe de guérison est sans doute possible – je
suis particulièrement bien placé pour me
souvenir de cela puisque c’est moi qui - à
l’époque travaillant pour Straight Lines - avais
négocié cet arrangement avec la banque.
Je constate également que Josselin a « oublié »
de préciser qu’il avait également à l’époque
oublié le contrat qui le liait à Straight Lines
en passant en direct auprès de notre
distributeur European Records Service, société
également citée dans l’article. Agissement
évidement interdit par le contrat qui nous
liait. Je suis donc, comme tu pourras
l’imaginer, bien triste de lire que finalement
cette « association » qui n’avait que pour but
de flouer Straight Lines, se soit retourné
contre son principal protagoniste.
Mais je reste toutefois heureux ; heureux de
constater mon cher Marco, que tu n’as rien perdu
de ton goût de la provocation et du débat, car
avant de publier cet article ou il est question
de la distribution du singles de L’OL il aurait
été tellement facile de prendre contact avec le
gérant ou les employés de Straight Lines,
personnes que tu connaissais très bien.
Je me permets de te rappeler que notre « ami »
Josselin à parfois de réel trouble de mémoire et
par conséquent en bon journaliste qu’il t’arrive
– parfois - d’être, une petite vérification est
quelque fois le bienvenue.
Ceci dis, j’en conviens la vérité est parfois
tellement plus banale, plus triste, mais je ne
doute pas que ton sens aigu de l’équité te
poussera à faire paraître ma lettre dans les
même conditions que cet article sur mon « ami »
Josselin (internet et papier). Par contre
évite-moi les photos derrière les fleurs… c’est
has been !
Je suis, quant à moi, au comble du bonheur, car
ma nouvelle vie fait que je suis aujourd’hui le
manager de DJ STYLE, celui-là même qui avait
réalisé le remix du singles de l’OL et dont le
nom a visiblement été effacé des feuilles de
déclaration SACEM, sans doute encore un oubli du
producteur du titre : mon « ami » Josselin.
C’est du moins ce que je tente d’expliquer à mon
avocat qui par contre ne semble pas être de cet
avis. Vraiment ces gens de loi n’ont que très
peu de patience pour les personnes distraites.
Voilà mon cher Marco, je tenais à te remercier
pour m’avoir en un seul article donné autant de
joie et de bonheur.
Mais à tout bien considérer, je crois que
finalement je suis surtout heureux de continuer
à faire ce métier, sans avoir besoin de mentir,
blesser, voler, escroquer mon prochain, je suis
tout à fait heureux que l’idée que j’ai de
l’amitié, me permette d’avoir toujours une
excellente mémoire et de ne jamais oublier
qu’une amitié cela ne se trahit pas et surtout
pas pour quelque milliers d’euro, car l’euro
n’as pas pour vocation à se souvenir de vous, le
jour ou vous disparaissez.
Eric Hirschi, le 8 juin 2007
A
suivre, Lamentable soirée foutchabol

|