efap1 Photo © Saby Maviel

 

 

Par Christophe Magnette

 

EFAP, ces quatre lettres forment un acronyme qu'aucun professionnel de la communication ne peut ignorer. Un sigle qui se prononce comme un mot ordinaire ; mieux une « signature » qui confère à chaque éfapien une formation de généraliste qui l'autorise à faire face à n'importe quelle problématique de com'. La création d'un master en septembre 2008 au sein de l'EFAP Lyon permettra à l'école de confirmer encore davantage sa vocation : amener ses étudiants sur le marché de l'emploi.

 

efap2 Laurence Ferrari ou Christophe Josse – pour ne citer que les plus médiatiques – font notamment partie de la fratrie, celle des éfapiens de Lyon, cette fameuse caste issue de l'Ecole Française des Attachés de Presse. Bientôt un demi-siècle que ça dure, depuis que Denis Huisman, en parfait visionnaire, eut l'idée de créer le groupe EDH au début des années 60. Le projet pédagogique distillé n'a jamais bougé d'un iota : former des « généralistes » de la communication. Mais si la philosophie demeure, la palette de formation s'élargit. Depuis trois ans, l'EFAP délivre ainsi des Master 2 – soit un bac+5 pour les ignorants ! Si leurs contenus diffèrent selon les écoles – Paris, Lyon, Lille et la p'tite dernière Bordeaux  pour celles implantées dans l'hexagone* – leur fil conducteur demeure commun : un cursus encadrant fait sur-mesure. Entre Rhône et Saône, ou plutôt sur le plateau de la Croix-Rousse, bien « au chaud » entre le Lycée Saint-Ex et le collège Clément Marot, l'antenne lyonnaise proposera donc dès la rentrée prochaine SON master, portant sur la communication des PME. Un choix que son directeur, Jean-François Croes justifie par deux raisons : « Le dynamisme du tissu économique local ; et la demande émanant des chefs d'entreprises eux-mêmes ». Ce module est appelé à se décliner sur 14 mois en trois temps forts : cinq semaines intensives « histoire de rendre les étudiants opérationnels », puis sept mois de stage – d'octobre à mai – avec une obligation : une présence hebdomadaire au sein de l'école. Viendra ensuite la dernière ligne droite : quatre semaines en juin / juillet avant la thèse professionnelle et sa soutenance en octobre. La boucle sera bouclée. Mais attention, volontairement les places seront chères – à peine 15 – et s'adresseront à un cœur de cible précis : « des Master 1 non estampillés com' » dixit Jean-François Croes.

 

40 ans en 2010 !

 

« Historiquement » sur trois ans, l'EFAP se déroule depuis 2004 – en raison de la réforme LMD – sur quatre ans (équivalent M1). Recrutés à partir du BAC en première année, il reste possible d'intégrer l'école en EFAP  2 après une année d'étude supérieure validée voire en EFAP 3 en admission parallèle. La promotion 2008 sera donc un « crû » particulier puisqu'elle sera la première à « sortir » sous cette formule. Une bonne cuvée d'ailleurs puisqu'à en croire son directeur « sur 87 étudiants, une vingtaine sont d'ores et déjà en pourparler pour un emploi ». Il faut dire que la possibilité d'être immédiatement plongé dans le monde pro via les stages proposé par l'école s'avère un sacré coup de main pour des jeunes qui très vite ont la possibilité de se constituer un carnet d'adresses et donc un réseau : le sésame absolu ! Le prix du ticket d'entrée ? 6 000 € l'année. Conscient de l'image de « fils à papa » qui colle à son école, le « dirlo » assume… et assure : « Un tiers de nos élèves ont recours à un prêt bancaire. La présence de jeunes issus de milieu favorisé est un fait mais on ne peut nier l'existence d'une mixité sociale qui confère à l'EFAP une atmosphère particulière ». Forte d'une ossature de sept permanents, d'un corps professoral oscillant entre 50 à 60 intervenants, l'EFAP Lyon accueille 260 étudiants dans ses murs, dont 80% de filles… Les murs justement parlons-en, les 800 m2 actuels étant devenus surannés. Jean-François Croes : « C'est un secret de polichinelle, nous cherchons effectivement des locaux à louer, 1 200 m2 autonomes et indépendants éventuellement dans le 4ème arrondissement ». Mais l'EFAP Lyon ne recherche pas qu'un lieu, elle cherche aussi ses anciennes ouailles ! Un grand barouf étant prévu en 2010 pour célébrer les 40 ans de l'institution lyonnaise. 2 000 éfapiens mais surtout éfapiennes (!) sont espérés pour l'occasion. Le réseau, toujours le réseau…

 

* le groupe EDH est également présent à New-York, Lisbonne, Abidjan et Tokyo depuis quatre ans.