Par Morgan Couturier

Dirigée par le pilote Frantz Yvelin, la plus ancienne des compagnies françaises poursuit son redressement entamé en 2017. Plus encore, cette dernière s’immisce sur le réseau domestique, avec l’instauration de vols quotidiens entre Lyon et Nantes.

Qui de mieux qu’un pilote pour redresser le cap d’une compagnie aérienne encore en proie à de sérieux soucis financiers il y a un an ? La question mérite d’être posée, mais l’arrivée en 2017 de Frantz Yvelin coïncide étrangement avec le retour en grâce de cette compagnie aérienne historique, créée en 1946. Soixante-douze ans d’aventures initiées par Sylvain Floirat qu’Aigle Azur entretient aujourd’hui, avec l’émergence de vols longs courriers au départ d’Orly (Pékin ou Sao Paulo-Viracopos, ndlr) et surtout, l’instauration de trajets domestiques depuis Lyon, bastion de la nouvelle ère souhaitée par Aigle Azur.

« Ce vol s’inscrit dans notre logique de développement de Lyon », a présenté le PDG. Installée dans la capitale des Gaules depuis 1988, la compagnie confirme son attachement au marché français, avec l’instauration dès le 28 octobre 2018, de cette ligne à destination de Nantes, « l’une des trois plus grandes destinations domestiques avec Bordeaux et Toulouse », a-t-il souligné. Avant de poursuivre : « L’ouverture de cette nouvelle route nous permet d’optimiser notre réseau, notre productivité et d’accroître notre zone de chalandise au cœur de la région lyonnaise ».

Des tarifs ajustables, et un aller simple à partir de 40€

Avec deux vols quotidiens à destination de la préfecture de Loire-Atlantique, Aigle Azur conforte par ailleurs sa base lyonnaise, en témoigne le déploiement prochain d’un deuxième A320. « Nos horaires de vols permettront aux voyageurs d’affaires de réaliser un aller-retour dans la journée », a souligné Frantz Yvelin. Tout en conservant une « logique affinitaire » avec sa destination historique, l’Algérie. Reste qu’avec ses tarifs attractifs (à partir de 40€ pour un vol Lyon-Nantes), Aigle Azur espère s’accaparer plus de 25% de parts de marché sur cette liaison.

Avant de tenter sa chance, ailleurs, si les résultats suivent. « Le réservoir lyonnais peut avoir du sens sur certaines destinations. Si ça se passe bien, il y aura d’autres dessertes sur lesquelles nous capitaliserons », a-t-il conclu, non sans avancer une formule italienne plein d’à-propos : chi va piano, va sano !