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L’élu écologiste Etienne Tête a-t-il levé un lièvre autour de l’émission obligataire lancée par l’OL pour financer son Grand Stade ?

Tout est parti lundi 26 août 2013 d’un tweet du conseiller régional affirmant que Jérôme Seydoux, qui détient  actuellement 29,87 % du capital de l’OL via le groupe Pathé, contrôlait désormais l’OL. Une assertion basée sur la nature des produits financiers émis par l’OL, sous forme d’OSRANE, obligations subordonnées remboursables en actions nouvelles ou existantes, pour un montant de 80,2 millions d’euros. Pathé a acquis pour 42,1 millions d’euros ces produits quand Jean-Michel Aulas, actionnaire majoritaire de l’OL via ICMI, a déboursé 32,8 millions d’euros. La manœuvre fait de Jérôme Seydoux le théorique actionnaire majoritaire de l’OL. En effet, cette participation lui ouvre potentiellement 47,96% du capital de l’OL contre 39,5% à Jean-Michel Aulas (contre 34,17% actuellement) si ces derniers convertissaient leurs obligations en actions. Une perspective qui se ferait à l’exclusion des petits actionnaires du club, dont la part de capital se verrait réduite à peau de chagrin. En ce sens, Etienne Tête dénonce une forme de « spoliation » des petits porteurs de l’OL. Une affirmation « fausse » pour l’institution OL, qui a réagi par voie de communiqué lundi, jugeant l’accusation « diffamatoire. » « L’émission d’Orsanes était ouverte à tous les actionnaires, qui avaient la liberté de suivre ou pas, il n’y a donc pas eu de spoliation », justifie le club. Le futur Grand Stade de l’OL, dont le coût s’élève à 405 millions d’euros, doit voir le jour fin 2015.