Ignacio-Rodriguez.jpg Photo © Fabrice Schiff

 

 

Par Benjamin Solly

 

Nommé General Manager du Hilton Lyon en mai 2012, Ignacio Rodriguez a pris les rênes du palace de la cité internationale, pionnier du développement hôtelier haut-de-gamme à Lyon.

 

Depuis l’une des coursives qui dessert les huit étages du Hilton Lyon , Ignacio Rodriguez se prête volontiers au jeu des photos. Reboutonnant sa veste, l’œil pétillant, le nouveau General Manager confesse avec malice un regret : « A Lyon, il n’y a pas la mer » , éclate-t-il de rire, avant de jeter un coup d’œil à gauche et à droite. « Quand je vois le Rhône et le lac du parc de la Tête d’Or, je relativise. » Il faut dire que le nouveau patron espagnol de l’établissement lyonnais est un habitué des embruns barcelonais. En 1994, il prend le poste de room-manager d’un hôtel barcelonais. En 2008, il rejoint Hilton Worldwide , et manage avec succès le Diagonal Mar Barcelona . Le groupe hôtelier le propulse à la tête de l’établissement lyonnais en mai 2012, en lieu et place d’un autre ibérique, Richard Cuello. Ignacio Rodriguez s’inscrit donc dans la continuité de l’aventure Hilton à Lyon. Débutée en 1999, elle prend alors des allures de conquête de l’ouest. Ou plutôt du nord. Car avec son projet hôtelier, pièce maîtresse d’une Cité internationale imaginée par l’architecte italien Renzo Piano, Hilton a joué les défricheurs. « Etre pionnier permet d’avoir toujours une longueur d’avance » , sourit Ignacio, en référence aux nombreux projets d’hôtellerie de luxe qui fleurissent depuis à Lyon. « Cela signifie que Lyon est une ville d’opportunités. Pour nous, c’est un bon challenge à relever. » Même avec le groupe Intercontinental qui débarque en fanfare à l’Hôtel-Dieu, en plein centre de Lyon ?  « Nous sommes à dix minutes en bus de la place Bellecour, nous sommes voisins du parc de la Tête d’Or et du centre des congrès, et nous sommes desservis par l’autoroute et l’aéroport » , rappelle-t-il à dessein.

 

 

Un hôtel bien dans sa ville

 

En charge des aspects opérationnels et stratégiques de l’hôtel, Ignacio Rodriguez veut s’appuyer en priorité sur la richesse locale. « Tous nos recrutements commencent à Lyon » , rappelle-t-il. Un choix facilité par la qualité de la formation hôtelière entre Saône et Rhône. « L’école Vatel en particulier », insiste-t-il. De son côté, Hilton Worldwide assure à ses collaborateurs une formation continue via la Hilton University . « Nous avons une vraie vocation à l’épanouissement professionnel et au développement personnel de nos salariés, explique-t-il. A Lyon, beaucoup de personnes se retrouvent dans cette philosophie. » Et si le groupe ne ménage pas ses efforts internes, il s’implique également dans la vie lyonnaise. En particulier via son comité Blue Energy, très actif avec l’association Docteur Clown. Avec ses 197 chambres et 14 suites, ses 16 salles de réunion et ses deux restaurants, le Hilton Lyon n’est pas qu’un équipage. C’est également un gros porteur dont il faut maintenir l’attractivité. Les besoins de la clientèle business sont au cœur de la réflexion quotidienne d’Ignacio Rodriguez. « Tout doit être irréprochable » , glisse-t-il, tout en vérifiant la qualité du toilettage de l’exécutive lounge, rafraîchi cet été. Des petites touches, parfois invisibles, qui font la marque du haut-de-gamme. Dès 2013, c’est une nouvelle équipe qui revisitera l’offre restauration de l’hôtel, avec l’arrivée d’un chef espagnol derrière les pianos de la brasserie ! « Il revisitera les grands classiques de la cuisine lyonnaise avec un œil neuf, promet Ignacio Rodriguez, mais prendra également en charge l’offre banquet. » Objectif : valoriser par le goût les 1 100 m2 de salons dédiés aux congrès et séminaires, mais également s’imposer comme un incontournable de la gastronomie à Lyon.