Par Morgan Couturier

Après une première phase de rénovation bouclée en octobre 2015, l’Hôtel Mercure Château Perrache a finalisé la deuxième partie de sa transformation. Mais l’historique établissement lyonnais grouille encore de projets en tout genre.

Qu’il devient compliqué de dissocier l’hôtel Mercure Château Perrache de Marta Pardo-Badier ! Le plus historique des établissements lyonnais ornés de 4 étoiles se modernise aux rythmes des projets de son audacieuse directrice. Et s’inscrit à son image, au fil des rénovations souhaitées par sa représentante référente. La première vague de chambardements, achevée en 2015, avait donné le la du nouveau visage exigée par la directrice. La seconde l’est tout autant, voire plus, si l’on se fie à l’originalité de « la Coupole », innovation la plus visible de cet immeuble centenaire, classé aux monuments historiques. Réfléchi dans un style art nouveau, l’espace – particulièrement propice aux séminaires -, fait la part belle aux activités de loisirs et aux décorations tendances, l’une des grandes fiertés de Marta Pardo-Badier. « Cet espace, nous l’avons créé de toute pièce, raconte-t-elle. J’ai dit à mes actionnaires que ce serait bien de rénover la Coupole, dans une ère plus actuelle. Donnez-moi l’argent et je m’en occupe ».

Une bien belle idée pour la directrice qui voit son chiffre d’affaires grimper en flèche depuis 2015 (5,3M€ en 2017 avec un taux de remplissage estimé à 63,3%, ndlr). À cela, l’hôtel a ajouté quelques modifications supplémentaires, avec la rénovation de 18 chambres au 4e étage et la création d’une salle fitness. Montant de la facture, 7 millions d’euros pour la totalité des deux phases de travaux. Reste que la directrice, particulièrement active, n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Ciblée par la clientèle, la restauration pourrait faire l’objet d’une attention toute particulière, au même titre que la rénovation de la façade (estimée à 2M€) et la construction d’un sixième étage, dans les combles du bâtiment. Projet concret, rangé depuis de nombreux mois dans l’esprit de la directrice, ce dernier a vocation à se concrétiser à l’horizon 2019. « Fin 2018 », ose-t-elle, avant de titiller comme à son habitude, la curiosité de ses hôtes : « Ce ne sera pas des chambres, mais quelque chose d’original », promet-elle. Du Marta Pardo-Badier dans le texte.