Par Morgan Couturier

Le projet de réhabilitation du Grand Hôtel-Dieu s’éclaircit à mesure que l’inauguration du site approche. La métamorphose s’intensifie, avec en point d’orgue, l’inauguration, le vendredi 27 avril prochain.

Le Grand Hôtel-Dieu prend date et à mesure que les jours passent, le projet tend à devenir une réalité, alors que les informations circulent au compte-gouttes depuis des mois. « On voit arriver le moment où le Grand Hôtel-Dieu va se réouvrir aux Lyonnais. Ce sera un grand moment d’émotion pour la ville », a promis le président de la Métropole, David Kimelfeld. Au vu des premières images et des premières visites, les futurs visiteurs seront tentés de le croire, tant les efforts de rénovation sont remarquables.

« L’hospitalité de Lyon, c’est de faire grand et beau. Le Grand Hôtel-Dieu aura des répercussions sur tout le centre-ville », a projeté de son côté le maire de Lyon, Georges Képénékian. Là encore, la mise en valeur de rues jadis désertes – à l’image de la rue Bellecordière -, vient apporter de nouveaux espaces autour de ce lieu unique. « On a ouvert de tous les côtés », a exposé l’architecte Albert Constantin, lequel a imaginé « une série de bâtiments très unitaires en termes d’architecture ».

Six nouvelles enseignes révélées

Les nouveaux bâtiments, rue Bellecordière

Alors forcément, les promesses extérieures ont trouvé écho dans les allées du site, les enseignes ayant tout le loisir de jouer avec les innombrables espaces que comporte l’ancien hôpital. Un argument de vente forcément alléchant pour les nouveaux arrivants, en particulier pour les sociétés parisiennes. À quelques semaines de l’inauguration, l’identité des futurs locataires a continué de fuiter. La directrice régionale de Scaprim, Hélène Couderc a officialisé l’arrivée de six nouvelles enseignes : l’ambassadeur de la haute coiffure française Alexandre de Paris s’établit ainsi sur 300m2, aux côtés de noms luxueux comme Artisan de la Truffe, les confiseries Le Roy René, la maison Blanc Cerise, le groupe Agap2 ou encore la société clermontoise Allegorithmic.

S’il demeure encore incomplet, le casting prend forme. Verdict le vendredi 27 avril, avec un « festival inaugural surprenant », à base de spectacles et de performances multiples et variées (hommage aux bâtisseurs, mercredi des enfants, etc.) organisés pendant deux mois. Un baptême en grande pompe conclu par la fête de la musique, le jeudi 21 juin. « Après avoir été clos, le Grand Hôtel-Dieu va accueillir tous les publics », a assuré Georges Képénékian. Manifestement, il y prend goût.

Les élus lors de la conférence de presse au cinéma Pathé. Vestiaire, svp !

 

Albert Constantin, architecte du projet