Par Morgan Couturier

Avec un trafic en hausse de 25% depuis trois ans, l’Aéroport Saint-Exupéry est de plus en plus populaire, à tel point qu’il pourrait dépasser la barre symbolique des 11 millions de visiteurs d’ici la fin de l’année.

« L’Aéroport de Lyon a une véritable culture de l’innovation ». Telle est la tendance dessinée par Tanguy Bertolus, à l’occasion du traditionnel bilan de fin d’année et ce dernier ne compte pas réduire les gaz. Avant de fixer le cap sur l’année 2019, point de départ d’une nouvelle politique d’investissement (lire plus bas), le président du directoire n’a pas feint son enthousiasme dans l’épais brouillard enveloppant le hub rhodanien. Malgré les apparences, le ciel est on ne peut plus clair, au-dessus de l’aéroport Saint-Exupéry, puisque à l’approche des fêtes de fin d’année, celui-ci devrait célébrer un nouveau record de fréquentation (estimé à 11 millions de passagers, nldr).

« Nous avons une performance extrêmement forte en termes d’attractivité », s’est-il réjoui, s’appuyant sur une croissance du trafic de l’ordre de 25% depuis 2015. Une expansion rendue évidemment possible par le développement des compagnies low-cost, dont le trafic s’est encore enrichi de 15% sur le dernier exercice. Plus encore, l’internationalisation de la capitale des Gaules participe à une meilleure rentabilité des vols et à un meilleur remplissage des avions. Résultat, « on va de plus en plus loin à partir de Lyon et on vient de plus loin », a-t-il souligné. A juste titre, puisque Lyon enregistre actuellement 128 destinations en direct, qu’il s’agisse de vols en courts, moyens ou longs courriers.

Sept nouvelles destinations annoncées en 2019

Avec l’aménagement depuis le 11 décembre 2018, de vols à destination d’Helsinki (assurés par la compagnie Finnair), l’aéroport Saint-Exupéry a inauguré pas moins de vingt-sept nouvelles lignes en 2018. Le début d’année 2019 s’annonce tout aussi prolifique avec sept nouveaux points de chute au départ de Lyon : Dubrovnik, Prague, Split et Valence via la compagnie Volotea, Tanger par l’intermédiaire son homologue Air Arabia et enfin Beyrouth, depuis les avions de la société Transavia.

Un investissement colossal de 200M€ prévu entre 2019 et 2023

« Les passagers veulent un parcours, une expérience qui soit la plus simple possible en matière d’accès aux services et d’utilisation de ces services », a évoqué Cédric Fechter, le directeur général de l’Aéroport. La rénovation du terminal T1, pour un coût estimé à 225M€, s’est forcément inscrite dans cette logique. Ce dernier a d’ailleurs permis de « faire un pas important en termes de standard et de qualité ». Mais là aussi, Vinci Airports entend le développement de l’aéroport lyonnais.

200M€ doivent ainsi être investis sur la période 2019-2023, afin d’améliorer la fluidité du trafic routier, de réaménager le terminal T2 et surtout d’initier la construction d’un nouveau parking silo de 2 000 places, prévu dans le courant de l’année 2020. Baptisé P3, ce dernier devrait s’établir à 200 mètres du terminal T1. Enfin, innovation chère à Cédric Fechter, un market place doit être introduit au cours du premier trimestre 2019, toujours dans cette logique de faciliter le voyage des clients.

Des robots voituriers pour faciliter le stationnement

Le futur, c’est déjà demain. Que les inconditionnels d’I-Robot se rassurent, les robots vont bientôt partager notre quotidien. En effet, grâce à la technologique développée par la société Stanley Robotics, des robots voituriers vont être implantés au sein du parking P5+. Plus besoin de chercher une place, des box seront réservables à l’avance, pour y déposer son véhicule avant que le robot ne se charge de stationner le véhicule et de vous le ramener. Les premiers tests ont d’ailleurs rencontré un vif succès. 500 places vont ainsi être ouvertes à la réservation sur internet dès le 2e semestre 2019. A terme, l’objectif est d’ouvrir 2 000 places supplémentaires d’ici fin 2020.

Reconnaissance faciale dans les sas parafe

« L’Aéroport de Lyon suit la croissance du trafic par des investissements », dixit Tanguy Bertolus. Cette annonce n’est pas anodine. Elle doit même se vérifier dans le temps dès ce lundi 17 décembre, avec l’inauguration des nouveaux sas parafe, à reconnaissance faciale, pour les détenteurs de passeports biométriques. Un gain de temps considérable, qui ne manquera pas de satisfaire les usagers de l’aéroport.