Par Morgan Couturier

« On dirait le sud, et c’est joli ». Comme une résonance aux paroles de Nino Ferrer, la brasserie de la place Antonin Poncet, point cardinal de la maison Bocuse a inauguré ses nouvelles couleurs ce jeudi 13 décembre 2018.

« C’est qualitatif, on se sent naturellement bien ». Venu en voisin, le maire Denis Broliquier n’a pas mis longtemps à adopter les nouveaux contours de la brasserie Le Sud, dont le rafraîchissement s’est conclu le 23 novembre 2018, après dix jours de fermeture et cinq semaines de travaux. Il faut dire que le travail opéré par l’architecte Caroline Ginon a porté ses fruits. Depuis, la brasserie du groupe Bocuse s’en trouve naturellement rajeunie. Objet d’une profonde refonte stylistique, cette dernière tranche véritablement avec ses traits passés.

« On a réfléchi à la question du Sud, au fait que les gens se sentent comme dans le Sud », nous a révélé l’architecte. La cuisine y aidait déjà grandement. Place donc à une décoration située dans les mêmes tons. A commencer par l’entrée, agencée à la façon « d’une orangerie », dixit Caroline Ginon. La suite des réjouissances est toute aussi subtile, puisque, comme nous l’annoncions précédemment, le bar s’est déplacé au profit d’un véritable espace d’accueil, « avec une table qui peut servir d’apéritif », poursuit-elle.

Le salon s’inscrit lui dans la continuité du bar, avec un « vis à vis important, pour se sentir comme à la maison ». Autre changement flagrant, la nouvelle atmosphère apportée à la Pinède, laquelle s’affiche désormais dans un papier peint représentant… une pinède. L’ambiance pourrait même être on ne peut plus poussée puisque le groupe Bocuse envisage d’y intégrer des bruits de cigale.

Enfin, le clou du spectacle se situe dans la salle Bougainvillier. Jadis répudiée par les clients, celle-ci a fait l’objet d’une attention toute particulière, afin de lui octroyer le charme dont elle manquait. Le résultat est saisissant. Avec ses murs en persiennes et ses bougainvilliers suspendus au plafond, la salle devrait attiser les convoitises et ouvrir l’appétit. Un peu comme le tome 3 du magazine Bocuse, présenté en pareil lieu…